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Lutte contre l’impunité: un mouvement des droits de l’Homme appelle à la mobilisation des Burkinabè

Le Mouvement burkinabè des droits de l’Homme et des peuples (MBDHP) appelle les Burkinabè à une mobilisation générale et au resserrement des rangs dans la lutte contre l’impunité, a déclaré le président dudit mouvement, Chrysogone Zougmoré, au cours d’une conférence de presse, jeudi à Ouagadougou.

«Pour notre Mouvement, seule une telle mobilisation permettra de traduire devant la justice et de faire sanctionner tous les commanditaires et auteurs de crimes de sang et de crimes économiques qui ont tant endeuillé notre peuple», a insisté M. Zougmoré, face aux journalistes ce jeudi matin.

Dans sa déclaration liminaire, le président du MBDHP a rappelé que la structure a initié, le 30 mars 2015, trois procédures contre les dignitaires civils et militaires du régime déchu de Blaise Compaoré, pour «assassinat, tentative d’assassinat, complicité d’assassinat», lors des évènements de l’insurrection populaire de fin octobre 2014.

Et Chrysogone Zougmoré de regretter que plus de deux ans après, les procédures ne semblent pas avoir beaucoup avancé.

«Comme à l’habitude, les autorités judiciaires de notre pays attendent les veilles de commémoration pour annoncer à grands renfort de publicité que la justice suit son cours, que des personnes ont été auditionnées et/ou inculpées, etc.», a-t-il déploré.

C’est à juste titre que le MBDHP «en droite ligne de la poursuite et du renforcement de l’engagement citoyen et patriotique contre l’impunité», appelle ses militants et sympathisants à participer massivement à la marche-meeting qu’il organise le samedi 4 novembre prochain à 8 heures (local et GMT) à la place de la Nation à Ouagadougou.

Pour les premiers responsables du Mouvement, cette manifestation vise essentiellement, trois objectifs.

Premièrement, exiger «la justice pour tous les martyrs de l’insurrection populaire et de la résistance à la tentative de putsch de septembre 2015», ensuite, demander «l’instruction sérieuse et le jugement de tous les dossiers de crimes impunis».

Le troisième objectif de la marche-meeting est d’exiger «l’ouverture de procédures judiciaires sur tous les cas de crimes économiques, l’identification et la saisie des biens et des fonds détournés et des mesures pour le rapatriement des fonds expatriés».

Par ailleurs, le MBDHP, par la voix de son président, a salué «à sa juste valeur» l’interpellation de François Compaoré (frère cadet de l’ex-président Blaise Compaoré), à Paris, le 29 octobre dernier et dit attendre son extradition au Burkina Faso.

«Cette interpellation, bien que brève, indique que grâce à notre mobilisation, à notre détermination et à notre persévérance, tous les présumés criminels politiques rendront compte, tôt ou tard à la justice», estime Chysogone Zougmoré.

Le Mouvement burkinabè des droits de l’Homme et des peuples (MBDHP), créé le 19 février 1989, est membre de Fédération international des droits de l’homme (FIDH), de l’Union internationale des droits de l’Homme (UIDH).

Il est également, membre observateur auprès de la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples (CADHP) et membre affilié à la Commission internationale des juristes (CIJ), basée à Genève, en Suisse.

Agence d’information du Burkina

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